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Les marchés financiers mondiaux saluent la victoire démocrate aux "midterms"
information fournie par AFP 04/11/2026 à 18:13

Les marchés mondiaux saluent mercredi la victoire sans appel des démocrates aux élections de mi-mandat américaines, pariant notamment sur moins de dépenses publiques aux Etats-Unis, malgré les doutes concernant l'avenir des investissements dans l'IA.

"La victoire des démocrates signifie le retour à une gouvernance divisée à Washington", commentent les analystes de Schroders. Or, "cette situation est historiquement favorable aux marchés, car un blocage institutionnel limite les dépenses publiques".

A New York, vers 16H50 GMT, le S&P 500 gagnait 1,81 % et le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques, 2,02 %. Le Dow Jones, et ses entreprises plus industrielles, prenait 2,95 %.

L'indice Stoxx 600, qui regroupe les 600 plus grandes capitalisations européennes, a avancé de 1,82 %. Paris a pris 1,96 %, Francfort 2,22 %, Milan 2,18 % et Londres 1,79 %.

Le Brent sous les 100 dollars

La perspective d'une amélioration sur le front de la guerre au Moyen-Orient, qui provoque depuis plusieurs mois une hausse du pétrole et de l'inflation faisant flamber les taux d'emprunt, explique aussi ce mouvement d'optimisme.

"Le nouveau Congrès pourrait user de son influence sur les dépenses pour contester tout financement militaire supplémentaire et accentuer la pression en faveur d'une solution diplomatique" au Moyen-Orient, note Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Résultat, le pétrole recule nettement : vers 16H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 5,81 %, repassant sous la barre des 100 dollars, à 97,58 dollars. Celui de WTI américain perdait 5,20 %, à 91,09 dollars.

Détente des taux d'emprunt

La baisse du pétrole fait mécaniquement reculer les taux d'emprunt. Le rendement à échéance dix ans américain baissait ainsi à 4,89 %, contre 4,96 % la veille en clôture.

Par ailleurs, "moins de nouvelles dépenses budgétaires, donc moins de pression à émettre de la dette, cela plaide pour une détente des taux longs américains", explique Nicolas Rajner, chef de l'investissement pour la banque Richelieu.

Ce mouvement a gagné l'Europe: le taux de la dette française, scrutée depuis plusieurs semaines en raison des blocages budgétaires et des incertitudes politiques hexagonales, reculait nettement dans les derniers échanges, à 4,78 %, contre 4,95 % la veille.

Son équivalent allemand, référence sur le continent, était à 3,26 %, contre 3,33 %, l'Italien à 4,32 %, contre 4,46 %. Hors zone euro, le taux d'emprunt à dix ans du Royaume-Uni baissait à 5,13 %, contre 5,26 % la veille.

Ces baisses de taux ont profité aux valeurs bancaires européennes. HSBC a gagné 4,90 %, Santander 4,87 %, UBS 4,59 %, UniCredit 5,47 %, Intesa Sanpaolo 4,93 % et BNP Paribas 4,67 %.

Incertitude sur l'IA

"La principale crainte des marchés est que la réglementation en matière d'IA puisse se durcir et que le développement des infrastructures d'IA puisse ralentir", selon Thomas Hempell, chef de recherche macroéconomique chez Generali.

Les investissements massifs des géants de la tech dans cette technologie et la construction de centres de données aux Etats-Unis constituent l'un des principaux moteurs de la croissance américaine et des marchés d'actions depuis plusieurs mois.

Or, plusieurs démocrates nouvellement élus "dans les principaux États accueillant des centres de données ont fait campagne contre leur déploiement", explique Mark Malek, de Siebert Financial.

Les entreprises de semi-conducteurs et de puces électroniques, principales bénéficiaires des importants investissements des géants de la tech pour développer cette technologie, reculaient en Bourse, à l'image de Micron (-5,72 %), Broadcom (-1,62 %) et Nvidia (-2,03 %) à New York.

En Europe, STMicroelectronics a perdu 5,13 %, Infineon 3,34 %, ASML 3,42 % et ASM International 5,06 %.

Les titres de SpaceX et Tesla, les deux groupes dirigés par le milliardaire américain Elon Musk, qui a dépensé des fortunes en faveur des républicains durant ces élections, reculaient respectivement de 4,07 % et 3,74 %.

Les valeurs des énergies renouvelables ont profité en revanche de la défaite des républicains, qui leur sont hostiles. Le danois Vestas, numéro un mondial des éoliennes, a pris 2,86 %, Orsted 4,60 %, Nordex 5,29 % et l'espagnol EDP Renewables 3,22 %.

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